Au départ était le pote hétéro d'Antoine
des étoiles phosphorescentes de boîtes de céréales
Et l'autre qui jouait les aiguilleurs du ciel, couvert de noir.
J'ai dit je suis un falot, à moitié rempli de flotte
l'appendice flaccide d'un géant effondré
je vais de soutes humides en trains de marchandise
saute en marche quand le temps le permet
j'émiette l'amour car je sais le fil : perdu
dans les dédales comme le long des lignes droites
les choses se mettent à défiler, lentes et rapides
on n'en retient pas plus que le feu entre les doigts.
Ici, son étrangeté me jaillit au visage : un baiser
Là, c'est l'oeil approbateur du bouvier dans l'entrée.
Était la laideur du salon, un parfum de mutinerie
parmi les invités, la nouvelle chanson française
A la fin était le pote hétéro d'Antoine
26/08/10
Sans titre